Article N° 8323
Cancer du pancréas - Revolution Medicines
Cancer du pancréas : un nouveau traitement permettrait de doubler la durée de survie des patients
Abderrahim Derraji - 21 avril 2026 10:23Un nouveau médicament développé par la biotech américaine Revolution Medicines suscite un réel espoir dans la prise en charge du cancer du pancréas, l’un des cancers les plus agressifs. Selon une étude récente relayée par Franceinfo, ce traitement expérimental, le daraxonrasib, permettrait de doubler la durée de survie des patients atteints de formes avancées de la maladie. Administré sous forme de comprimé et pris quotidiennement, il a été évalué chez 460 patients ayant été traités par chimiothérapie.
Les résultats observés sont particulièrement marquants. La durée médiane de survie atteint 13,2 mois chez les patients traités avec ce médicament, contre 6,7 mois pour les patients ayant reçu une seconde ligne de chimiothérapie classique. Une performance jugée inédite par certains spécialistes. Le professeur Pascal Hammel, oncologue à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif, souligne qu’un tel niveau d’efficacité n’avait encore jamais été observé dans cette indication. Il met également en avant la bonne tolérance du traitement, avec des effets secondaires limités, ce qui constitue un avantage important dans une pathologie où les options thérapeutiques sont souvent lourdes et difficiles à supporter.
Le daraxonrasib agit en ciblant une mutation spécifique appelée RAS, présente dans environ 90% des cancers du pancréas, mais aussi dans d’autres types de tumeurs comme les cancers du poumon ou colorectal. En inhibant cette mutation, le médicament s’attaque directement à un mécanisme clé du développement tumoral. Cette approche ciblée explique en partie les résultats prometteurs observés.
Le cancer du pancréas reste un enjeu majeur de santé publique. En France, près de 16 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2023. La maladie est souvent détectée à un stade tardif, ce qui réduit les chances de survie du patient. Environ la moitié des malades décèdent dans l’année suivant le diagnostic, et seuls 12 pour cent sont encore en vie cinq ans après. En Europe, il constitue déjà la quatrième cause de mortalité par cancer et pourrait prochainement atteindre la troisième place en raison de l’augmentation de son incidence.
Plusieurs facteurs de risque sont identifiés, notamment le tabagisme, l’obésité, le diabète, une alimentation déséquilibrée, le vieillissement ou encore l’exposition à la pollution. Face à cette situation, les experts insistent sur l’importance de la prévention, en adoptant une hygiène de vie saine combinant activité physique régulière et alimentation équilibrée, de type méditerranéen.
Source : sante.ouest-france.fr
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